Découvrez sept nouveaux "trucs qui marchent" !
Bonjour,
Cette semaine, découvrez sept nouveaux “trucs qui marchent” dans le cadre de la grande opération que nous menons jusqu’au premier tour des élections municipales, le 15 mars prochain : 70 trucs pour la France !
Et si la réduction des déchets devenait une réponse concrète aux défis du quotidien — économiques, sociaux et environnementaux — pour tous les habitants ? À Roubaix, une démarche municipale lancée en 2014 montre comment une ville peut faire du zéro déchet une vraie culture collective plutôt qu’un simple slogan.
👉 Tout a commencé avec un défi modeste : accompagner 100 familles pendant un an pour réduire leurs déchets et leurs dépenses. Pas de culpabilisation, mais des outils pratiques, des ateliers, du lien social et des relais locaux pour changer les habitudes à petits pas.
L’approche s’est rapidement élargie : aujourd’hui plus de 800 foyers ont rejoint le mouvement, certains deviennent ambassadeurs pour accompagner d’autres familles, et des écoles encouragent les enfants à adopter des gestes durables dès le plus jeune âge.
Roubaix ne s’est pas arrêtée là : cette dynamique citoyenne irrigue aussi son tissu économique, avec la transformation d’une ancienne friche industrielle en manufacture de l’économie circulaire — recyclant vélos, pneus et textiles pour créer de l’emploi local et redonner vie au territoire.
Et si une grande métropole transformait la cantine scolaire et collective en levier pour soutenir les agriculteurs locaux et améliorer la qualité de l’alimentation quotidienne ? À Toulouse, c’est précisément l’ambition du programme de “bien-manger” animé par l’élu en charge de cette compétence unique en France : faire rimer qualité, proximité et agriculture régionale dans l’assiette de milliers d’habitants.
👉 Grâce à une stratégie volontaire en faveur des circuits courts, les repas servis dans les cantines centrales de la métropole sont composés de plus de 50 % de produits régionaux et plus de 30 % de produits biologiques, favorisant ainsi les agriculteurs d’Occitanie tout en améliorant la qualité nutritionnelle des repas.
Pour y parvenir, Toulouse Métropole a adapté ses marchés publics et noué des accords avec les chambres d’agriculture de toute la région, permettant à des producteurs — du Gers à l’Hérault en passant par les Pyrénées — de répondre aux appels d’offres et fournir des produits de qualité directement aux acteurs de la restauration collective.
La métropole soutient également des projets innovants de production locale, comme la création d’une ferme maraîchère et arboricole bio à Pibrac qui alimente plusieurs cantines scolaires, et la valorisation du Domaine de Candie, un site emblématique de production biologique.
Une démarche qui montre que valoriser les productions locales et rapprocher ville et campagne peut enrichir nos assiettes, renforcer l’économie agricole régionale et faire du “bien-manger” un pilier concret du vivre-ensemble territorial.
Et si une commune décidait de produire elle-même ce qu’elle sert à la cantine ? À Mouans-Sartoux, la municipalité a fait un choix radical et inédit : créer une ferme municipale et embaucher quatre agriculteurs salariés de la commune pour nourrir les enfants des écoles.
Sur six hectares de terres agricoles communales, les agriculteurs municipaux produisent chaque année 25 tonnes de légumes bio, directement destinées aux cantines scolaires. Une production locale, maîtrisée, qui couvre la quasi-totalité des besoins en légumes des repas servis aux enfants.
👉 Ce choix permet à la commune de proposer des repas 100 % bio à la cantine sans augmenter le prix pour les familles, grâce à une organisation repensée et à une lutte efficace contre le gaspillage alimentaire.
Mais le projet va bien au-delà de l’assiette. Les enfants découvrent d’où viennent les légumes, comprennent les saisons, visitent la ferme, et développent un rapport concret à l’alimentation, à la terre et au travail agricole. La cantine devient un outil éducatif à part entière.
Une initiative spectaculaire, qui prouve qu’en reprenant la main sur le foncier, la production et l’organisation, une commune peut relier agriculture locale, santé publique, éducation et justice sociale — et inspirer déjà des centaines de collectivités partout en France et en Europe.
Et si trouver un contrat d’apprentissage ne tenait plus qu’à… un toit abordable ? Dans plusieurs communes rurales du Lot-et-Garonne, les élus et partenaires ont mis en place des logements meublés à très bas loyer réservés aux apprentis, permettant à des jeunes de rester à proximité de leur entreprise ou centre de formation.
👉 Grâce au dispositif baptisé Apprentoit, 11 communes ont rénové des bâtiments inutilisés (anciens garages, granges, studios…) pour y installer des logements jeunes, meublés et équipés, accessibles avec des loyers autour de 100 € par mois — une fraction du coût habituel du marché local.
Ces logements ont toujours été occupés depuis leur création : les apprentis qui y vivent sont à deux pas de leur entreprise ou centre de formation, ce qui facilite leur insertion professionnelle et leur permet de s’ancrer durablement dans le territoire.
À Lamontjoie par exemple, deux studios réhabilités hébergent des apprenties — une coiffeuse et une menuisière — et l’un des jeunes est resté dans la commune après la fin de son apprentissage, créant ainsi un lien durable entre formation, emploi et vie locale.
Dans une ville où 4 422 logements étaient vacants, la municipalité a décidé de ne plus regarder les volets clos s’accumuler. À Roubaix, une initiative simple et redoutablement efficace a vu le jour : la création d’une brigade municipale dédiée aux logements vacants, chargée de les identifier, de retrouver leurs propriétaires et de les accompagner pour les remettre en location ou à la vente.
👉 Concrètement, deux agents à temps plein sillonnent la ville, enquêtent, croisent les données et reprennent contact avec les propriétaires de logements inoccupés parfois depuis des années. En 2022, plus de 1 200 courriers personnalisés ont été envoyés pour rouvrir le dialogue et débloquer des situations souvent complexes.
Leur mission n’est pas de contraindre, mais d’accompagner : aides à la rénovation, conseils juridiques, dispositifs fiscaux, médiation… une approche progressive et humaine qui permet de transformer un patrimoine dormant en logements habitables.
Résultat : plus de 300 logements remis sur le marché en trois ans. 300 portes rouvertes, 300 nouvelles adresses habitées, et un impact visible sur les rues, les façades et la vie locale.
Une idée simple, duplicable, qui prouve qu’il est possible de lutter contre la crise du logement sans artificialiser les sols, en mobilisant ce qui existe déjà — à condition d’y consacrer du temps humain et une vraie volonté politique.
Et si une simple place de parking pouvait changer la vie des habitants qui vendent en ligne ou qui doivent se rencontrer avec un inconnu ? À Talant, la municipalité a mis en place des zones d’échange sécurisées : deux places de stationnement situées juste en face de la Police municipale, équipées de caméras de vidéosurveillance où chacun peut effectuer ses transactions en toute tranquillité.
Pour un coût très maîtrisé — environ 5 000 € — la commune a tracé des zones visibles, marquées au sol avec des icônes de caméra et un cadenas, pour que le rendez-vous soit rapide, neutre et filmé.
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